Illadit

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[Cet article est la suite de notre série d’articles sur le Bourgeon Missionnel, à lire ICI]


Un bourgeon est fragile. Dans la nature, il a besoin de protection, de nutriments et de temps pour s’épanouir. Il en va de même pour le bourgeon missionnel. Pour qu’il se développe bien, certaines conditions sont essentielles. En voici 4 :

  • La première est l’ancrage spirituel. Un bourgeon missionnel n’est pas un projet de marketing religieux, mais une expression du Royaume de Dieu. Il a besoin d’un socle de prière, de discernement communautaire et d’une dépendance sincère au Saint-Esprit. Sans cette sève spirituelle, la vitalité s’éteint rapidement.
  • La deuxième est l’appui de l’église-mère. Un bourgeon missionnel isolé risque de sécher. Lorsqu’il est reconnu, béni et soutenu par une communauté locale, il gagne en légitimité et en stabilité. Cela passe par des encouragements concrets, une mise en réseau, parfois un soutien financier ou matériel. Le bourgeon reste relié à l’arbre, même s’il pousse dans une direction nouvelle.
  • La troisième condition est la clarté de la mission. Beaucoup d’initiatives s’épuisent faute d’un cap précis. Chaque bourgeon missionnel doit savoir : à qui sommes-nous envoyés ? Quel est notre champ ? Comment allons-nous vivre la Bonne Nouvelle de manière incarnée ? Cette clarté nourrit la persévérance et facilite la multiplication.
  • Enfin, le bourgeon a besoin de patience et de persévérance. La tentation est grande de mesurer son succès selon les standards du monde : nombre de participants, vitesse de croissance, reconnaissance publique. Or la logique du Royaume est différente : il s’agit d’abord de semer, d’arroser, d’accompagner les personnes. Le fruit viendra en son temps, parfois de manière surprenante.

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