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Illadit

Être disciple de Christ dans le cadre de son travail : Changer sa manière d’être au travail

Les 5 C : cinq clés pour exercer une influence chrétienne au travail Beaucoup de chrétiens se demandent : Comment puis-je avoir une influence spirituelle dans mon travail ? L’influence spirituelle ne dépend pas d’abord de ce que nous disons. Elle découle de ce quenous sommes. Notre influence auprès des autres est généralement proportionnelle à la place que Dieu occupe dans notre propre vie. Voici cinq attitudes qui permettent à Dieu d’agir à travers nous. 1. Le caractère de Christ Avant de convaincre, notre vie parle. Le fruit de l’Esprit (Galates 5.22-23) est souvent lepremier témoignage que nos collègues remarquent. Dans un environnement marqué par lestress, l’impatience ou les conflits, une personne remplie de paix, de douceur ou de maîtrisede soi devient immédiatement différente. Les gens ne sont pas attirés uniquement par nos convictions. Ils sont attirés par le parfum de Christ qui émane de notre manière de vivre. 2. La compétence professionnelle Un témoignage crédible passe aussi par l’excellence dans notre métier. Si notre travailmanque de sérieux ou de qualité, nos paroles auront peu de poids. Être disciple ne signifie pas être parfait. Cela signifie effectuer son travail avec conscience et intégrité, apprendre continuellement, reconnaître ses erreurs et rechercher l’excellence. Comme l’écrit Paul : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur. » 3. La compassion Nos collègues portent souvent des fardeaux invisibles : stress, solitude, difficultés familiales,maladie, inquiétudes… La compassion consiste à regarder les personnes comme Jésus lesregarde. Elle ne se limite pas à ressentir de l’empathie. Elle pousse à agir, à écouter, à encourager, à soutenir. C’est souvent par ces gestes simples que Dieu ouvre les cœurs. 4. Communiquer avec sagesse Chaque parole peut construire… ou détruire. Communiquer avec sagesse consiste à dire lavérité avec amour, à savoir écouter, encourager, reprendre lorsque c’est nécessaire et gérerles conflits avec respect. Nos paroles deviennent alors cohérentes avec notre témoignage.La sagesse relationnelle s’apprend et se cultive ! 5. Le courage Enfin, vient le courage. Le courage de demeurer intègre lorsque la facilité invite au compromis. Le courage dedéfendre ce qui est juste. Le courage de reconnaître sa foi lorsque Dieu ouvre une porte. Lecourage ne consiste pas à ne jamais avoir peur. Il consiste à choisir d’obéir malgré la peur. Et ce courage grandit lorsque nous demeurons proches de Dieu, nourris par sa Parole,encouragés par d’autres croyants et conscients que son Esprit habite en nous. Une influence qui transforme Nous cherchons parfois des méthodes pour influencer notre environnement. Dieu, lui, commence par transformer son disciple. Lorsque le caractère de Christ façonne notre vie, que nos compétences honorent notremétier, que la compassion guide nos relations, que la sagesse inspire nos paroles et que lecourage soutient nos décisions, notre présence devient déjà un témoignage. Les occasions de parler de Jésus viennent souvent naturellement après cela. Pour aller plus loin

Être disciple de Christ dans le cadre de son travail : Changer de regard (Partie 2/2)

[Cet article est la suite de notre premier article sur le changement de regard en tant que disciple au travail, à lire ICI] Les lunettes de la Genèse Revenons au commencement. Avant même l’entrée du péché dans le monde, Dieu place Adam dans le jardin d’Éden « pourle cultiver et le garder » (Genèse 2.15). Le travail n’est donc pas une conséquence de la chute. Il fait partie du projet originel de Dieu. Cette simple vérité change profondément notre regard. Le travail devient alors bien plus qu’un emploi ou une carrière. Il est une collaboration avec Dieu. Nous sommes appelés à développer, protéger, administrer et faire fructifier ce que Dieu nous confie. Trois dimensions d’un travail selon le Royaume Lorsque nous retrouvons la perspective biblique, notre travail prend une nouvelle dimension. Et si nos lieux de travail changeaient ? Imaginez quelques instants… Que se passerait-il si davantage de disciples vivaient leur métier comme un acte d’adoration? Que deviendraient nos entreprises, nos écoles, nos hôpitaux, nos administrations ou noscommerces ? Le Royaume de Dieu ne progresse pas uniquement dans les églises. Il avancepartout où des femmes et des hommes choisissent de vivre selon les valeurs de Christ. Etcela commence souvent… par une simple paire de lunettes. Pour aller plus loin Prenez quelques minutes pour vous poser ces questions :

Être disciple de Christ dans le cadre de son travail : Changer de regard (Partie 1/2)

Changer de lunettes : quelle vision du monde influence votre manière de travailler ? Lorsque nous parlons de foi au travail, beaucoup de chrétiens pensent spontanément àl’évangélisation ou au témoignage. Pourtant, avant même nos paroles ou nos actions, c’estnotre façon de voir le travail qui influence tout le reste. Sans nous en rendre compte, nous regardons notre quotidien avec des « lunettes ». Ceslunettes représentent notre vision du monde : elles déterminent ce que nous considéronscomme important, ce qui donne du sens à notre activité professionnelle et la manière dontnous prenons nos décisions. Cette vision du monde englobe 3 dimensions : La question est donc simple : Quelles lunettes portons-nous lorsque nous allons travailler ? Le piège du dualisme Pendant longtemps, de nombreux chrétiens ont adopté une vision qui sépare le monde endeux catégories : Dans cette perspective, Dieu serait pleinement concerné par les activités religieuses, mais beaucoup moins par les activités professionnelles. Cette manière de penser, parfois appelée dualisme chrétien ou « gnosticisme évangélique », aprofondément marqué notre culture chrétienne. Pourtant, elle est étrangère au projet deDieu. La Bible ne présente jamais le travail comme un domaine indépendant de la viespirituelle. D’autres lunettes tout aussi présentes Notre culture nous influence également d’une autre manière, à travers notre héritage familial,mais aussi à travers les idéologies qui traversent notre culture, et dont on peut être imprégné sanstoujours s’en apercevoir. Parmi les nombreuses idéologies qui peuvent nous influencer, on peut nommer : Ces visions ne sont pas nécessairement animées de mauvaises intentions, mais ellescommencent à poser des problèmes à partir du moment où elles deviennent l’objet principalde notre motivation. Et vous ? Quelle vision du monde influence votre manière de travailler ? Quelles lunettes portez-vous lorsque vous allez travailler ? Posez-vous quelques instants pour répondre à ces questions… Dans la deuxième partie, nous essaierons de regarder le travail au travers des « lunettes de la Genèse », de ce que Dieu avait prévu au commencement.

Être disciple de Christ dans le cadre de son travail : comment réconcilier travail et vie de disciple ? (Partie 2/3)

[Cet article est la suite de notre premier article sur le disciple au travail à lire ICI] Pour beaucoup, le travail est l’endroit où nous passons le plus clair de notre temps, bien plus que dans nos églises ou même à la maison. Pourtant, au cœur de cette routine professionnelle, souvent épuisante ou stressante, il n’est pas toujours évident de faire le lien avec le commandement que Jésus nous adresse : d’allez, et de faire de toutes les nations des disciples (Matthieu 28.19). Alors que le fait de considérer le travail comme un champ de mission n’est pas forcément mis en avant dans toutes les cultures d’églises, il est toutefois encourageant de voir que cette question est en train de revenir sur le devant de la scène de la formation de disciple. Dans ce premier article, nous vous proposons d’explorer ensemble la façon dont on peut replacer la vie professionnelle au cœur de la vie de disciple. Dans notre premier article, nous avons vu que nous devions repenser notre travail dans la perspective de la Grande Histoire. En relisant Genèse 2, nous avons vu que le travail est une invention de Dieu pour l’homme, mais aussi que le travail est une adoration pour Dieu, un moyen de le glorifier ! Ce premier rappel biblique, nous amène à une seconde interrogation : Si la vie professionnelle fait partie du plan de Dieu, dans quelle mesure est-il possible d’en faire un véritable champ de mission, notamment pour faire disciples ? Un lieu de vie et de témoignage privilégié, pas un simple gagne-pain Combien passons-nous d’heures par semaine / par années à travailler (toutes configurations confondues) ? Une chose est sûre c’est que c’est conséquent ! Or, tout ce temps-là que nous consacrons au travail est un capital précieux aux yeux de Dieu. Il souhaite en effet, que nous en fassions une priorité pour son Royaume à lui. A y regarder de plus près dans le Nouveau Testament, on peut s’apercevoir que l’évangélisation du monde et une partie de la formation de disciple passe essentiellement par les réseaux relationnels, en particulier au sein du cadre professionnel. Le travail fait donc partie intégrante de nos oikos, c’est-à-dire de nos réseaux relationnels pour lesquels le Seigneur nous invite à prier, semer, servir et témoigner lorsque les occasions se présentent. Aussi, avez-vous déjà envisagé votre travail comme un oikos, un espace relationnel que vous pourriez investir intentionnellement pour être témoins ? [Suite dans le prochain article…]

Le bourgeon missionnel (8/8) : Conclusion

Le bourgeon missionnel n’est pas une idée à la mode ni un slogan passager : c’est une dynamique biblique et spirituelle. Comme dans la nature, un bourgeon annonce une nouvelle saison de vie, tout en restant relié à l’arbre qui le porte.

Le bourgeon missionnel (7/8) : Impact dans les groupes culturels

La métaphore du bourgeon prend une dimension encore plus forte lorsqu’on la relie à la question des groupes ethniques. En Suisse comme ailleurs, la société est marquée par la diversité culturelle et linguistique. Les églises traditionnelles, souvent façonnées par une culture dominante, peinent parfois à rejoindre certains groupes. Le bourgeon missionnel offre une réponse adaptée.

Le bourgeon missionnel (6/8) : Grandir ensemble dans un contexte hybride

Lorsqu’on parle de bourgeons missionnels, on imagine souvent une nouvelle expression de l’Église qui émerge à côté de la communauté existante. Mais pour que ces réalités hybrides grandissent ensemble, il faut aussi des espaces où l’on peut apprendre, expérimenter et ajuster sans peur d’échouer. C’est là qu’entrent en scène les aires de jeux spirituelles.

Le bourgeon missionnel (5/8) : Comment articuler le côté hybride ?

Le bourgeon missionnel s’inscrit dans un modèle hybride : à la fois enraciné dans l’église locale et libre d’explorer de nouveaux terrains. Mais comment articuler ces deux dimensions ? D’abord, il est crucial de reconnaître que l’hybride n’est pas un compromis, mais une fécondité.