Être disciple de Christ dans le cadre de son travail : Changer de regard (Partie 2/2)

[Cet article est la suite de notre premier article sur le changement de regard en tant que disciple au travail, à lire ICI] Les lunettes de la Genèse Revenons au commencement. Avant même l’entrée du péché dans le monde, Dieu place Adam dans le jardin d’Éden « pourle cultiver et le garder » (Genèse 2.15). Le travail n’est donc pas une conséquence de la chute. Il fait partie du projet originel de Dieu. Cette simple vérité change profondément notre regard. Le travail devient alors bien plus qu’un emploi ou une carrière. Il est une collaboration avec Dieu. Nous sommes appelés à développer, protéger, administrer et faire fructifier ce que Dieu nous confie. Trois dimensions d’un travail selon le Royaume Lorsque nous retrouvons la perspective biblique, notre travail prend une nouvelle dimension. Et si nos lieux de travail changeaient ? Imaginez quelques instants… Que se passerait-il si davantage de disciples vivaient leur métier comme un acte d’adoration? Que deviendraient nos entreprises, nos écoles, nos hôpitaux, nos administrations ou noscommerces ? Le Royaume de Dieu ne progresse pas uniquement dans les églises. Il avancepartout où des femmes et des hommes choisissent de vivre selon les valeurs de Christ. Etcela commence souvent… par une simple paire de lunettes. Pour aller plus loin Prenez quelques minutes pour vous poser ces questions :
Être disciple de Christ dans le cadre de son travail : Changer de regard (Partie 1/2)

Changer de lunettes : quelle vision du monde influence votre manière de travailler ? Lorsque nous parlons de foi au travail, beaucoup de chrétiens pensent spontanément àl’évangélisation ou au témoignage. Pourtant, avant même nos paroles ou nos actions, c’estnotre façon de voir le travail qui influence tout le reste. Sans nous en rendre compte, nous regardons notre quotidien avec des « lunettes ». Ceslunettes représentent notre vision du monde : elles déterminent ce que nous considéronscomme important, ce qui donne du sens à notre activité professionnelle et la manière dontnous prenons nos décisions. Cette vision du monde englobe 3 dimensions : La question est donc simple : Quelles lunettes portons-nous lorsque nous allons travailler ? Le piège du dualisme Pendant longtemps, de nombreux chrétiens ont adopté une vision qui sépare le monde endeux catégories : Dans cette perspective, Dieu serait pleinement concerné par les activités religieuses, mais beaucoup moins par les activités professionnelles. Cette manière de penser, parfois appelée dualisme chrétien ou « gnosticisme évangélique », aprofondément marqué notre culture chrétienne. Pourtant, elle est étrangère au projet deDieu. La Bible ne présente jamais le travail comme un domaine indépendant de la viespirituelle. D’autres lunettes tout aussi présentes Notre culture nous influence également d’une autre manière, à travers notre héritage familial,mais aussi à travers les idéologies qui traversent notre culture, et dont on peut être imprégné sanstoujours s’en apercevoir. Parmi les nombreuses idéologies qui peuvent nous influencer, on peut nommer : Ces visions ne sont pas nécessairement animées de mauvaises intentions, mais ellescommencent à poser des problèmes à partir du moment où elles deviennent l’objet principalde notre motivation. Et vous ? Quelle vision du monde influence votre manière de travailler ? Quelles lunettes portez-vous lorsque vous allez travailler ? Posez-vous quelques instants pour répondre à ces questions… Dans la deuxième partie, nous essaierons de regarder le travail au travers des « lunettes de la Genèse », de ce que Dieu avait prévu au commencement.
Être disciple de Christ dans le cadre de son travail : comment réconcilier travail et vie de disciple ? (Partie 3/3)

Aspirer à retrouver un élan missionnel implique de revenir tout d’abord, au fondement de ce qu’est un disciple intégral. Celui-ci repose sur 3 points : aimer Dieu, aimer notre prochain et faire des disciples.
Être disciple de Christ dans le cadre de son travail : comment réconcilier travail et vie de disciple ? (Partie 2/3)

[Cet article est la suite de notre premier article sur le disciple au travail à lire ICI] Pour beaucoup, le travail est l’endroit où nous passons le plus clair de notre temps, bien plus que dans nos églises ou même à la maison. Pourtant, au cœur de cette routine professionnelle, souvent épuisante ou stressante, il n’est pas toujours évident de faire le lien avec le commandement que Jésus nous adresse : d’allez, et de faire de toutes les nations des disciples (Matthieu 28.19). Alors que le fait de considérer le travail comme un champ de mission n’est pas forcément mis en avant dans toutes les cultures d’églises, il est toutefois encourageant de voir que cette question est en train de revenir sur le devant de la scène de la formation de disciple. Dans ce premier article, nous vous proposons d’explorer ensemble la façon dont on peut replacer la vie professionnelle au cœur de la vie de disciple. Dans notre premier article, nous avons vu que nous devions repenser notre travail dans la perspective de la Grande Histoire. En relisant Genèse 2, nous avons vu que le travail est une invention de Dieu pour l’homme, mais aussi que le travail est une adoration pour Dieu, un moyen de le glorifier ! Ce premier rappel biblique, nous amène à une seconde interrogation : Si la vie professionnelle fait partie du plan de Dieu, dans quelle mesure est-il possible d’en faire un véritable champ de mission, notamment pour faire disciples ? Un lieu de vie et de témoignage privilégié, pas un simple gagne-pain Combien passons-nous d’heures par semaine / par années à travailler (toutes configurations confondues) ? Une chose est sûre c’est que c’est conséquent ! Or, tout ce temps-là que nous consacrons au travail est un capital précieux aux yeux de Dieu. Il souhaite en effet, que nous en fassions une priorité pour son Royaume à lui. A y regarder de plus près dans le Nouveau Testament, on peut s’apercevoir que l’évangélisation du monde et une partie de la formation de disciple passe essentiellement par les réseaux relationnels, en particulier au sein du cadre professionnel. Le travail fait donc partie intégrante de nos oikos, c’est-à-dire de nos réseaux relationnels pour lesquels le Seigneur nous invite à prier, semer, servir et témoigner lorsque les occasions se présentent. Aussi, avez-vous déjà envisagé votre travail comme un oikos, un espace relationnel que vous pourriez investir intentionnellement pour être témoins ? [Suite dans le prochain article…]
Être disciple de Christ dans le cadre de son travail : comment réconcilier travail et vie de disciple ? (Partie 1/3)

Pour beaucoup, le travail est l’endroit où nous passons le plus clair de notre temps.
Mais considérons nous le travail comme un champ de mission ? Explorons ensemble la façon dont on peut replacer la vie professionnelle au cœur de la vie de disciple.