[Cet article est la suite de notre série d’articles sur le Bourgeon Missionnel, à lire ICI]
« Église locale et bourgeon missionnel : l’art de la symbiose »
Le bourgeon missionnel s’inscrit dans un modèle hybride : à la fois enraciné dans l’église locale et libre d’explorer de nouveaux terrains. Mais comment articuler ces deux dimensions ?
D’abord, il est crucial de reconnaître que l’hybride n’est pas un compromis, mais une fécondité. Comme un arbre qui produit des branches différentes, l’église peut accueillir plusieurs expressions de vie communautaire. Le culte dominical reste un lieu fort d’enseignement, de communion et de célébration. Le bourgeon missionnel, quant à lui, se déploie dans des espaces plus souples : un café de quartier, un groupe de maison ouvert, un réseau professionnel ou un cercle d’amis.
La clé est de maintenir une relation organique entre les deux. Cela signifie :
- des canaux de communication clairs entre l’église et le bourgeon ;
- un double sentiment d’appartenance pour les missionnels (ils sont à la fois membres de l’église et acteurs du bourgeon) ;
- une complémentarité assumée entre les rythmes liturgiques de l’église et les démarches missionnelles du bourgeon.
Cette articulation demande aussi de repenser la gouvernance. Plutôt que de contrôler, l’église est appelée à accompagner. Le rôle du conseil d’église ou des anciens n’est pas de brider, mais de protéger et d’encourager. De leur côté, les responsables de bourgeons doivent rester connectés, partager leurs joies, leurs défis, leurs besoins.
Enfin, le modèle hybride invite à vivre une ecclésiologie en réseau. L’église n’est plus seulement un centre, mais une constellation : un lieu où la vie se déploie dans plusieurs directions. Le bourgeon missionnel devient une porte d’entrée, une antenne, une extension. L’hybride, bien articulé, n’affaiblit pas l’église : il la rend plus souple, plus missionnelle et plus fidèle à son Seigneur.
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