Illadit

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[Cet article est la suite de notre série d’articles sur le Bourgeon Missionnel, à lire ICI]


La métaphore du bourgeon prend une dimension encore plus forte lorsqu’on la relie à la question des groupes ethniques. En Suisse comme ailleurs, la société est marquée par la diversité culturelle et linguistique. Les églises traditionnelles, souvent façonnées par une culture dominante, peinent parfois à rejoindre certains groupes. Le bourgeon missionnel offre une réponse adaptée.

En effet, un bourgeon peut s’adapter au terrain spécifique dans lequel il pousse. Si une communauté locale est composée de migrants érythréens, d’étudiants asiatiques ou de familles balkaniques, il est possible de créer un bourgeon qui parle leur langue, valorise leurs codes culturels et prend en compte leurs réalités. Plutôt que d’exiger l’intégration immédiate à une culture ecclésiale dominante, le bourgeon devient un espace accueillant, incarné, contextuel.

L’impact est triple. D’abord, sur les personnes concernées : elles se sentent reconnues et accueillies dans leur identité, et découvrent un Christ qui n’est pas prisonnier d’une culture. Ensuite, sur l’église locale : elle s’enrichit de la diversité, apprend à écouter et à servir au-delà de ses habitudes. Enfin, sur la société : l’évangile devient visible comme une bonne nouvelle pour tous, sans distinction.

Les bourgeons missionnels dans les groupes ethniques peuvent aussi favoriser la multiplication internationale. Un migrant touché dans un bourgeon en Suisse peut à son tour devenir un témoin dans son pays d’origine ou auprès de sa diaspora. L’impact se déploie alors en cercles concentriques, comme une onde qui s’élargit.


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